Article miroir

Hello la dream team,

Bon retour parmi les mortels. Merci Jude pour cette bouteille à la mer*, que j’ai rattrapée au vol (après 10 jours – mais ça compte non ?)

Ton article m’a interpellée. Je me suis dit : c’est fou le nombre de photos qu’on prend et le nombre d’entre elles qui finissent inexploitées. On les laisse au fin fond de son téléphone portable et on les montre à qui veut bien les voir quand on y pense, à la pause dèj et puis on se demande « Pourquoi je montre ça à mes collègues de bureau déjà ? ».

Ça fait des années que je collectionne de vieilles photos (et encore, j’en ai perdu des tas en changeant de téléphone). Elles racontent des histoires, ce sont souvent de belles photos, ou des photos drôles, avec des gens chouettes, ou qui évoquent des moments spéciaux. Bref, des photos cool qu’on a envie de montrer. Mais qu’on laisse immanquablement au placard.

Alors, pour vous (et pour ma culpabilité), j’ai sélectionné les meilleures des mois derniers (celles qui pourrissent depuis avril dans mon téléphone – bouhou) et je les poste ici. En vrac.

Attention, AVANT-PREMIÈRE.

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*Cf. Someday Sometimes, by Syd Matters

On fait quoi cette année pour Halloween ?

Y a un truc qu’il faut m’expliquer, non que je crache sur le traditionalisme franco-français (quoi que), c’est : pourquoi n’a-t-on jamais institutionnalisé Halloween dans notre pays ?

C’est vrai, ça. Les enfants le fêtent, Starbucks le fête (les Pumpkin spice latte sont quand même autrement plus cool que la soupe au potiron), les grosses entreprises (business, business) offrent des écharpes Gryffondor… Mince ! C’est quand même mieux (et ça a un peu plus de gueule) que le poisson d’avril, que je redoute chaque année comme un coup dans le dos *rit jaune*… !

Bref, tout ça pour dire que, si je ne suis pas une adepte du rituel qui consiste à se foutre un truc stupide sur le dos et se les peler en faisant du porte à porte, j’aime ma tradition oh-so-teenage-like (vous avez bien compris : je le revendique) de visionnage de films d’épouvante. Et je ne l’échangerais pour rien au monde. Halloween, c’est la seule fête de l’année à l’occasion de laquelle tu peux forcer tes potes à regarder ce film horrible que personne ne veut voir parce que « franchement, quel rabat-joie tu fais de rester sous ta couette le soir d’Halloween ! » (le reste de l’année, t’auras juste l’air d’une folle et on te répondra que tes soirées sont de mauvais goût – 1 chance sur 2, vous essaierez). C’est aussi le seul jour de l’année où l’un(e) de tes potes complètement fana te propose de venir te goinfrer de bonbons dans son canapé et transforme son appart’ en toile d’araignée géante (et ça, croyez-moi, ça vaut le détour).

Bon, pour finir, il faut dire aussi que les plus trouillards sont souvent les plus adeptes d’Halloween et que finalement, cette fête, c’est un peu une soupape de sécurité. Ouais, un vrai vaccin qui te protège pendant au moins 6 mois de ces sursauts de ouf que tu te tapes en croisant quelqu’un que tu n’attendais pas dans le couloir ou en apercevant une ombre sur les murs quand tu es seule dans les rues la nuit (ouuhhh). Moi qui suis capable de gueuler dans une salle de cours parce qu’on me frôle la jambe, oui, j’en ai besoin. Alors, on ne juge pas et on adhère à la session curative !

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HAPPY SPOOKY HALLOWEEN !

Teasing Week-end à Paris

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L’an dernier, rappelez-vous : les îles Ciès, le port de Vigo et ses poulpes fraîchement pêchés, Porto et ses façades colorées…

Cet été, embarquez-vous pour un week-end prolongé de rêve, direction la ville de l’amour.

Au programme : balade sur le Champs de Mars et milkshake en terrasse au Trocadéro, sieste au bord de l’eau aux Buttes Chaumont, shopping dans la rue piétonne de Sentier, bronzette sur les bateaux mouches, et séance de spiritisme au cimetière du Père Lachaise  !

Sans oublier… les nuits endiablées de la capitale : direction St-Michel pour un Happy Hour en bonne et due forme et Bastille pour vous trémousser sur le dancefloor jusqu’au bout de la nuit et vous faire oublier les petits soucis du quotidien !

Alors n’hésitez plus et réservez tout de suite votre voyage sur : www.je-reserve-mon-billet-de-train.com

N.B : la rédactrice de cet article est une fine connaisseuse en termes de coins tranquilles (si, si, ça existe aussi !), spots ensoleillés, hauts lieux touristiques et enseignes gastronomiques à Paris et se fera un plaisir de vous servir de guide le temps d’un week-end !

Overdose

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                                     MIA
                         Don't you hate that?

                                     VINCENT
                         What?

                                     MIA
                         Uncomfortable silences. Why do we 
                         feel it's necessary to yak about 
                         bullshit in order to be comfortable?

                                     VINCENT
                         I don't know.

                                     MIA
                         That's when you know you found 
                         somebody special. When you can just 
                         shut the fuck up for a minute, and 
                         comfortably share silence.

Etranges visiteurs

Mon appart est un nouveau phénomène de foire depuis peu. Allez savoir.

Tout commence par un joli bruit de cigale en passant la porte de chez moi « Tiens, ça sent l’été, je crois que j’ai ramené le Sud avec moi ». Ça va bien en journée. Mais la nuit… Une ampoule qui grille ? Un oisillon abandonné ? Mon imagination qui me joue des tours ? Panique à bord, impossible de dormir, en stress, j’appelle mon homme pour lui faire écouter « la chose » (venu d’un autre monde). Il n’entend rien. Pas possible. Je finis par m’endormir avec mon casque sur la tête, seule idée brillantissime que j’ai trouvé pour compenser l’absence fatale de boules Quiès.

Le lendemain, je dois agir. Je pense localiser l’emplacement. L’étagère au-dessus de la porte d’entrée, que je ne peux pas atteindre évidemment (ce serait trop facile), même en montant sur une chaise. Que faire ? Aller frapper à la porte de mes voisins, qui ne peuvent s’empêcher de sourire largement quand je leur raconte l’histoire. Résultat : rien trouvé, rien vu et même rien entendu. Le monstre se planque !! Et me fait passer pour la dernière des tarées par-dessus le marché. Dernier recours : la bombe insecticide. Parano, je bombarde toute la pièce jusqu’à m’asphyxier moi-même – great job – mais le bruit cesse. Jusqu’à ce que je croise… deux criquets. Un dans la salle de bain en sortant de la douche (j’adore) et un près du bureau, se faufilant le long du mur – en mode : on se tire les gars, ça sent le roussi par ici -. Inutile de préciser que les deux ont fini en pâté.

Plus tard dans la journée, je google-ise le phénomène : rien, pas un forum, pas un conseil. Merci les gars. Les seuls infos que je recueille concernent les invasions de criquets pèlerins en Mauritanie… Ah ! Et dans les jardins. Expliquez-moi donc pourquoi j’en retrouve dans mon 18 m² au beau milieu de la capitale la mois boisée d’Europe.

Je n’en ai pas recroisés depuis ce jour mais j’ouvre l’œil.  Âmes insouciantes, prenez garde, car ce n’est pas en vous retranchant dans les villes les plus urbanisées de notre vieille France que vous vous mettrez à l’abri des bestioles de plus en plus résistantes qui organisent leur rébellion.

mulan

To do list/Bonnes résolutions #2013

keep-calm-and-eat-a-cupcake

– entreprendre mes révisions de partiels avec plus – bon, au moins – une semaine d’avance

– rendre visite à Sarounette à Berlin – Ich bin ein Berliner, willst du mit mir tanzen?

– limiter le stress no reason whatsoever en se rappelant que #1 l’admin staff à l’ISIT, c’est pas du luxe so « keep calm and eat a cupcake » #2 ils me find des internships pendant que je roucoule in the UK #3 « PRA » et « MTA » sont des sigles inventés par des vilains gens fatigués de leur boulot et qui n’ont qu’une envie… se venger des étudiants plein de joie de vivre

– en finir avec l’addiction Pepito, the Spaniard bast*rd, parce que « c’est mal d’avoir une relation affective avec la nourriture » dixit Mum (ce qui, au passage, décrédibilise complètement mon #1 du point 3 et ma jolie affichette d’illustration, mais je n’ai jamais eu la logique tranquille)

– affronter mes proprios pour que le plombier mette fin à mon calvaire et qu’enfin cesse le rituel infernal du soir… Car chaque soir depuis trois mois, je me tape le trip – pas tripant – de la Panthère rose insomniaque qui psychote sur le « ploc » du robinet de la cuisine et très sérieusement, je commence à me TOC-er (cf. Tanguy’s Mütter)

– se rappeler que la solitude et le calme sont des privilèges dont on ne jouit pas toute sa vie : avantages comparatifs = vaisselle 1 personne, linge 1 personne, pas de mauvaise surprise dans la douche (cf. Psychose), pas de prise de chou au moment du choix fatidique du film à mater, pas de piquage de couette et de ronflements importuns… YES!

TO BE CONTINUED… *

*révisions de partiels obligent

Rush to happiness

Cos you def don’t deserve to be happy too easily.

Go get it if you want it! Chaque année, c’est la même rengaine, la même philosophie, en prépa comme à l’ISIT. J’explique la théorie de l’absurde : no holiday sans effort herculesque. O sea DS, DM, mini MTA, powerpoint presentation EVERY single week (Thanks Mr. T) et une vingtaine de phrases de LDA, la barbare « Langue des affaires », qui te donne tristement l’impression que le kurde est sûrement ta langue maternelle en fin de compte. Quant à l’interprétation de la chose, vous le voyez comme vous voulez : soit l’admin staff de l’ISIT n’est rien qu’un tas de gros vilains sadiques qui n’ont pour toute distraction dans la vie que de vous rabâcher que vous n’aurez pas de boulot, que vous êtes bons mais que personne ne voudra jamais de vous et que, malgré tout, faut bosser dur (option numéro uno « regarde c’que j’sais faire ! ») ; soit ce sont de fins anges gardiens qui, grâce à leur chemin d’épines, vous transmettent le goût de l’effort et vous offre (en prime !) la satisfaction accrue du travail bien fait (ou pas d’ailleurs, pour parler d’expérience) et du repos bien mérité ! Mwaha, je trouve que j’ai une propension à l’optimisme en ce moment, j’en renierais presque ma français-itude.

Tout ça parce que, quand il s’agit de bonne humeur, je fonctionne grosso modo de la même manière qu’un enfant de 7 ans : je suis pas très difficile à satisfaire. Mettez trois guirlandes de lumières dans ma rue, deux stickers sur les vitrines du Starbucks du coin, et j’ai un sourire béat scotché sur la face pour la journée. Noweeeeeel !!! Et pourtant, y a pas d’effet de surprise, au bout de 21 ans, je devrais peut-être commencer à me dire « Oui, Lucile, tu te calmes, c’est normal qu’à la période de fin novembre-début décembre, les rues soient décorées et que SFR fasse des offres spéciales, revois ton cours de stratégie marketing ! »

Mais bon c’est aussi sûrement parce que Noël, c’est la promesse du Sud à nouveau, l’appel est de plus en plus irrésistible. Cette année, je n’aurai pas vu l’automne à Aix ; cela fait des mois que je n’ai pas fait le voyage transibérien grisaille-pinède !

A très vite !